Délégation permanente de la Fédération de Russie auprès de l'Unesco

12 Octobre 2017

L'intervention de la représentante de la Russie à l'issue du vote sur le projet de la décision concernant la Crimée (le 11 octobre 2017, la 202ème session du Conseil exécutif de l'UNESCO)


Traduction non-officielle du russe


 


Monsieur le Président,


Chers collègues,


 


Une fois de plus, nous venons d’être les témoins d’un spectacle absurde qui se déroule à chaque session du Conseil exécutif avec une telle répetition rituelle que cela rappelle le film « Un jour sans fin » («Le jour de la marmotte»).


Il est évident que la décision qui vient d'être prise est vide de sens et inutile. Elle demontre une fois de plus que les auteurs de la résolution ne s'intéressent ni à l'état des choses réel en Crimée, ni aux opinions ou aux intérêts des habitants de la péninsule, ni aux domaines de compétence de l'UNESCO. Notre Organisation est en fait instrumentalisée aux fins de la retransmission des clichés de propagande dont le seul but est de nier le choix historique du peuple de la Crimée lors du référendum de 2014.


Je voudrais vous rappeler que nous avons exprimé à plusieurs reprises notre disposition à recevoir la délégation de l'UNESCO sur la péninsule dans le cadre d'une mission dépolitisée et sous reserve de respect du fait de l'appartenance de la Crimée à la Fédération de Russie. Il est bien connu que des parlementaires, des personnalités politiques et publiques de nombreux pays du monde ont déjà visité la Crimée. Les partenaires traditionnels de l'UNESCO en Crimée sont également prêts à rétablir avec l'Organisation les liens qui ont été rompus pas de leur faute. Or, la décision du Conseil exécutif adoptée aujourd'hui, comme toutes les précédentes résolutions de ce type, ferme de fait la porte à cette opportunité.


Nous sommes contraints de répéter encore une fois que la question de la Crimée ainsi posée est éloignée de la réalité et n'a aucune perspective. La République de Crimée et la Ville fédérale de Sébastopol font partie inaliénable de la Fédération de Russie. Jusqu'à ce que ce fait soit ignoré, l'idée de «monitoring» dont on parle ici avec une telle persévérance, restera son creux.