27 Septembre 2011

L'intervention du reprersentant de Russie lors de la 187-ème session du Conseil exécutif de l'UNESCO


L'intervention du representant russe lors de la 187-ème session du Conseil exécutif de l'UNESCO, le 28 septembre 2011

Monsieur le Président de la Conférence générale,

Mesdames et messieurs,

La Délégation de la Fédération de Russie salue tous ceux qui sont présents dans cette salle et souhaite au Conseil exécutif une session de travail fructueux. Tout d’abord nous voudrions nous associer à ceux qui ont pris la parole avant nous et remercier la Directrice générale Madame Irina Bokova du rapport qu’elle a fait sur les questions d’actualité pour l’UNESCO. Les efforts des états-membres et des commissions nationales pour mettre en Suvre les projets humanitaires nombreux dans le cadre du mandat de notre Organisation, ces efforts sont impressionnants.

On a déjà beaucoup dit sur les réformes de l’UNESCO sur ces changements structurels, l'importance de tel ou tel programme et projet. Tout cela est juste, tout cela est vrai mais nous ne devons pas oublier l’essentiel - à savoir que tous nos efforts doivent contribuer à l’adaptation tous azimuts de l’Organisation aux défis et aux menaces du monde moderne.

La communauté internationale doit aujourd’hui faire face à des difficultés qui ne peuvent être pas résolues isolement par aucun état ni membre, par un groupe d’états ou d’organisation régionale. Dans les conditions existantes la question qui se pose tout naturellement c’est celle d’une réflexion approfondie sur les problèmes qui existent aujourd’hui et sur l’élaboration des principes et des mécanismes de gestion globale efficace. Il est donc dans ce cadre tout à fait logique que le rôle moteur pour générer les solutions indispensables revienne aux organisations internationales qui sont les organes de gestion collective les plus représentatifs et les plus démocratiques.

Et cela vaut bien entendu pleinement pour l’UNESCO qui se doit de consolider ces efforts pour résoudre les problèmes qui se posent aujourd’hui à l’humanité. En autres termes il nous faut mettre au point le programme de travail de l’Organisation en nous basant sur les modalités de la gestion globale conformément au mandat de l’Organisation dans le domaine de l’éducation, de la culture, de la science, de l’information et de la communication. L’UNESCO est donc appelée à devenir une plateforme efficace pour réfléchir à toutes ces questions et pour que soient prises les décisions qui s’imposent.

Malheureusement la crise actuelle financière et économique se poursuit et il n'est pas exclut que la nouvelle vague de cette crise va encore frapper. Dans cette situation complexe, nombreux sont les pays et les structures internationales de système de l’ONU qui sont en train de revoir leurs plans, qui cherchent des moyens pour optimiser leurs dépenses. Nous souhaitons ici prendre note des efforts faits par la Directrice générale de l'UNESCO pour revoir le projet initial de budget.

Dans le contexte de l’UNESCO il est important que nous accordions la priorité aux questions de l’éducation qui jouent un rôle clé pour le développement durable. Et nous appuyons ici les efforts de la Directrice générale et de nombreux états-membres y compris pour tout ce qui a été fait dans le cadre de préparation de la Conférence de l’ONU «Rio+20». Tout en ayant une démarche globale il est important ici de travailler pour des solutions locales afin que localement on puisse se rendre compte des résultats concrets du travail de l’Organisation conformément au programme “Education pour tous”.

Pour atteindre ces objectifs il est très important d’attirer des structures de partenariat. Nous pensons notamment au réseau des chaires de l’UNESCO qui fêtera en 2012 son 20-ème anniversaire et nous pensons également aux écoles associées. Notre pays accorde une importance toute particulière à ces programmes. C’est ainsi que le Conseil national des écoles associées de l’UNESCO fonctionne parfaitement dans notre pays et grâce au Comité de coordination des chaires de l’UNESCO qui a été crée il y a quelques années. l’UNESCO ici peut mettre en Suvre une coopération tout à fait fructueuse entre les chaires de l’UNESCO de la Russie, de la CEI, et de plein d’autre pays. Nous sommes tout à fait disposés à partager notre expérience avec les autres états-membres.

Au nombre des domaines d’activité où l’UNESCO a un avantage comparatif manifeste il y a, outre l’éducation, la science. Et nous comptons ici pleinement sur la contribution du groupe constitué récemment par la Directrice général, Groupe de haut niveau pour la science. Le programme international pour les sciences fondamentales mérite une plus grande attention. C’est un programme dans le cadre duquel la Russie a pris un certain nombre d’initiatives internationales parmi lesquelles la création et le lancement en l’année du 50-ère du vol dans l’espace du premier homme Yuri Gagarine, le lancement d'un satellite scientifique et éducatif de l’UNESCO. Nous pensons qu’il est tout à fait possible de mettre en Suvre des projets spacieux dans le domaine du maintien de la biodiversité, de l’hydrologie, de l’océanographie et de la protection des biens du patrimoine mondial.

Par ailleurs, il y a d’autres programmes et d’autres projets intéressants qui méritent notre attention. On pense notamment à l’étude des conséquences du changement climatique et aussi à la gestion globale des ressources en eau qui présentent une envergure intercivilisation.

Tout cela est très important pour renforcer la qualité et le niveau de vie des citoyens de tous nos pays d’autant que de plus en plus on entend lancer les appels à une plus grande solidarité sociale, une plus grande unité sociale dans le monde pour atteindre une compréhension mutuelle entre les cultures et les religions. Les questions du développement de l’état modern à l’époque de la diversité sociale étaient récemment mis en agenda du Forum politique qui a eu lieu dans notre pays dans la ville de Yaroslavle – un forum auquel ont prient part le Président de la Russie M. Dmitri Medvedev et la Directrice générale de l’UNESCO Mme Irina Bokova. Le dialogue entre les civilisations, les cultures et les religions c’est une dimension spirituelle du développement durable de la communauté international. Il est important que cette dimension puisse devenir une dimension stable et lui donner un contenu concret dans le cadre de la conception de la culture de la paix.

La culture mondiale est une ressource stratégique importante pour les générations à venir et la diversité culturelle dans le monde ainsi qu’une des locomotives du développement sur le plan de la croissance économique mais aussi de l’enrichissement intellectuel et spirituel des hommes. Notre pays - cela c’est passé dans la ville d’Ulyanovsk - a ainsi vu se dérouler un Congres international et qui se déroule encore actuellement, est intitulé “Culture comme ressource de modernisation”. Cela se passe dans le cadre de l’Année du patrimoine historique et culturel des états-membres de la CEI et du Programme entre les états “Capitales culturelles de la Communauté”. Nous sommes convaincues que ce forum à lequel participent les représentants des capitales culturelles de l’Europe, du Programme européen “Capitales des jeunes de l’Europe” et «Villes interculturelles» nous sommes persuadés donc qu’une telle manifestation va devenir une étape important pour la préparation de la Conférence intergouvernementale “Culture et développement” qui aura lieu bientôt à l’UNESCO.

Dans le domaine de l’information et de la communication nous estimons important la réalisation du Programme de l’UNESCO « Information pour tous », qui devient le terrain unique pour les discussions internationales aux sujets de la politique et de l’élaboration des principes directifs de l’activité dans le domaine de l’assurance du libre accès à l’information et à la connaissance, l’élimination de la distance numérique. Nous voudrions attirer votre attention à la Conférence internationale « Préservation de l’information numérique dans la société de l’information », qui aura lieu à Moscou du 3 au 5 octobre 2011. Cet événement se déroulera dans le cadre de la préparation à la Conférence internationale de l’UNESCO sur la préservation des données numériques, prévue pour l’automne 2012.

Nous supposons, que tout le monde soit d’accord, que l’autorité internationale de notre Organisation a considérablement augmenté ces derniers temps. Dans ce fait nous voyons le mérite incontestable des chefs du Secrétariat de l’UNESCO, du Conseil exécutif, aussi bien que de plusieurs pays-membres et de leurs commissions nationales. Cependant la vie augmente les revendications de qualification. Aujourd’hui des efforts beaucoup plus intenses qu’hier sont exigés pour la stabilisation et le développement des positions acquises. Avec cela la puissance de leur consolidation doit être plus haute et le compte tenu des avis de tous les partenaires – plus rigoureux. Bref, si nous avons l’intention de continuer à marcher au pas avec notre temps agité la quantité et la qualité de notre activité doivent s’augmenter.

Je vous remercie de votre attention.