23 ноября 2009

Allocution par la Présidente du Conseil exécutif de l'Unesco Mme Eleonora Mitrofanova après son élection lors de la 183ème session du Conseil exécutif de l'UNESCO


 


Monsieur le Président de la Conférence Générale,


Madame la Directrice générale,


Excellences, chers collègues,


En russe


Permettez-moi avant tout de vous remercier tous de la confidence que vous m’avez accordé en m’élisant à ce poste éminent du Président de ce Conseil Exécutif. Permettez-moi de saluer tout les membres du Conseil qui siègent déjà et les nouveaux membres du Conseil. Permettez-moi de vous souhaiter à tous plein de succès dans vos travaux.


Je voudrais remercier   particulièrement les délégués-membres du groupe électoral numéro 2 qui m’ont présenté à ce poste.


Je comprends évidement que j’ai été élue à titre personnel mais néanmoins j’aimerais ici souligner que m’élisant et bien vous avez accorde un grand honneur a mon pays. Il est tout à fait symbolique que cette élection a lieu cette année alors que nous célébrons le 55ème anniversaire de l’adhésion de la Russie à cette organisation.


Mon pays a toujours soutenu les idéaux les valeurs inscrits dans l’Acte constitutive de l’UNESCO. Nous avons toujours œuvré pour renforcer le rôle de l’UNESCO au sein du système des Nations Unies et pour renforcer sa place en tant que centre intellectuel international.


En anglais


Chers collègues, 


Aujourd’hui L’UNESCO a un rôle nouveau à assumer au vue de la mondialisation croissante et de la crise financière qui va en s’amplifiant. Les causes de la crise évidement continueront à être analysés par les économistes, par les experts financiers mais il est évident à présent qu’en plus des raisons purement économiques qui prévalent aujourd’hui, nous assistons à d’autres facteurs. Il s’agit d’une crise de confiance, d’une crise de morale, d’une crise étique des relations socio-économiques.


La situation morale d’une société, la confiance ne sont pas mesurable et quantifiable.  C’est pourquoi ces facteurs ne font pas partie des éléments que l'on prend en compte en général lors qu’on élabore des plans et des budgets. Cependant la situation morale et la confiance ont grand influence dans l’économie mondiale. Dans cette période complexe le monde est en droit d’attendre nos décisions judicieuses et bien pensées au sein des domaines de compétence de l’UNESCO - des décisions axées sur la création de la confiance, la tolérance, la compréhension mutuelle à savoir des valeurs mêmes qui sont à la base de la fondation de notre Organisation


Je pense que le Conseil exécutif peut jouer un rôle essentiel dans ce processus en permettant de renforcer les échanges d’opinions, des discussions et notamment en améliorant leur couverture géographique et en impliquant d’une façon plus actif les médias.


Alors parmi plusieurs problèmes auxquels doit faire face l’UNESCO à l’étape actuelle du développement de l’humanité notamment qu’elle doit adopter un certain nombre de décisions et bien je pense que la tolérance est un facteur-clef pour prévenir les conflits autant régionaux que mondiaux. Pour renforcer la confiance la tolérance doit être au cœur de notre préoccupation.


Il est indispensable d’adopter une attitude tolérante envers ce qui est étranger ou diffèrent envers d’autres traditions d’autre cultures, d’autres minorités, d’autres groups de personnes les plus défavorisés et les plus vulnérables.  Il faut cultiver cette tolérance dans les cœurs et les esprits de tous et de chacun.   Qui mieux que nous en tant que l’Organisation disposant des compétences dans les domaines de l’éducation et de la culture, pourra relever ces défis.


Dans le cadre de mandate de l’UNESCO par rapport au dialogue interculturel et la tolérance il est indispensable de mettre à profit le dialogue interconfessionnel. Il s’agit d’une démarche qui a été récemment mise en place par le Directeur général de l’UNESCO à savoir la mise sur pied d'un Groupe de haut niveau pour le dialogue interreligieux, sous l'égide du Directeur général de l’UNESCO.  L'activité du Groupe pourrait être efficace pour la culture de la paix, la préservation du patrimoine spirituel et culturel de l’humanité, d’infirmer les principes de respect et de tolérance mutuelle et de s’opposer à toutes les diffamations de religions.  


Il faut souligner la nécessité pour l’activité pratique de l’Organisation d’arriver à un niveau supérieur de la coopération avec médias. Il est évident qu’aujourd'hui ce sont les médias qui peuvent avoir une grande influence sur les mentalités des différentes cultures, religions et situations sociales. Voila pourquoi impliquer ces partenaires fondamentaux à savoir donc les médias en tant que partenaires et de façon plus étroite pour diffuser les notions d’humanisme, de tolérance, de diversité culturelle est considéré comme une tache fondamentale de l’Organisation et notamment de son Conseil exécutif.  


L'un intérêt particulier présente l’idée « d’un nouvel humanisme pour le XXIe siècle» mise en exergue par Mme Irina Bokova lors de la Conférence générale. Je pense que le Conseil exécutif doit se pencher sur cette question avec la plus grande attention en mettant tout en œuvre pour sa réalisation.


En espagnol


Chers collègues,


J’ai travaillé à l’époque au Secrétariat de l’UNESCO en tant que sous-directrice générale pour l’administration et je connais le dégrée de sévérité dont peuvent faire preuve les membres de Conseil exécutif face aux erreurs du Secrétariat.  J’ai également conscience de la déception et du découragement qui peuvent également ressentir les membres du Secrétariat lorsque le Conseil exécutif plutôt que se prononcer sur les questions importantes relatives à la politique ou à la stratégie essai d’intervenir sur les détails de la gestion oubliant ainsi que le seul administrateur de l’Organisation devrait être le Directeur général. Or, il me semble que nous pouvons faire beaucoup ensemble pour faire en sorte que les relations entre le Conseil exécutif et le Secrétariat se fondent sur une distinction très claire des fonctions et sur une confiance mutuelle. A mon avis il faut tenir compte  de recommandations portantes sur les méthodes de travail de l’Organisation qui ont été formulées au cours de l’exercice antérieur. 


En français


Mes chers collègues,


Mon élection au poste de Président marque la fin de la période pendant laquelle le Conseil exécutif a été dirigé par un brillant diplomate et érudit, notre ami Olabiyi Babalola Joseph Yaï. Nous avons déjà pu lui dire tout le bien que nous pensons de lui à la dernière Conférence générale. Mais je tiens à remercier une nouvelle fois S. E. M. Yaï du talent avec lequel il a orchestré nos complexes travaux, mettant l’accent où il le faut, donnant rythme et harmonie à l’activité du Conseil exécutif
- et aussi de son attitude ouverte et amicale. Je vous ai préparé un petit cadeau, cher Monsieur Yaï, et je voudrais vous le remettre aujourd’hui. Le cadeau est tout à fait symbolique: c’est la meilleure traduction française d’«Eugène Onéguine», grand classique de la littérature mondiale dont l’auteur, Alexandre Pouchkine, avait du sang africain, et élevé en terre russe, possédait une vision véritablement mondiale, alliée à un verbe poétique irréprochable.


Permettez-moi de vous remercier à une fois encore de la confiance qui m’a été témoignée, et de souhaiter au nouveau Conseil exécutif et à notre Directrice générale un nouveau départ réussi.


Merci de votre attention.